Pour une poignée de clichés

Par BuzzerMan
Couverture

Pour mon premier article, je vous propose de remonter un peu le temps jusqu’en 2003. On va s’intéresser à un jeu sorti à la fin de cette année : Beyond Good and Evil, BGE par la suite. Cette année, je devais être trop occupé à passer mon bac ou à attendre Half Life 2, j’étais passé complètement à côté jusqu’à il y a quelques semaines, où Steam proposait un pack 4 jeux à pas cher avec entre autres Dark Messiah et cette œuvre. J’en ai entendu beaucoup de bien un peu partout, surtout depuis les rumeurs annonçant la suite et leur récente confirmation, comme étant un jeu d’importance qui avait peut-être même fait avancer un peu le médium. Je ne vais pas m’intéresser à cet aspect ; dire ça, c’est sans doute déjà beaucoup s’avancer. Essayons plutôt de voir si y passer quelques heures vaut encore le coup.

Revenons rapidement sur ce qui sortait à cette époque : alors que Lara baladait ses fesses dans l’Ange des Ténèbres, NoFrag me rappelle que XIII, Return to Castle Wolfenstein et Call of Duty (premier du nom) avait marqué l’année niveau FPS. On retrouve aussi des titres notoires tels que l’extension de Warcraft 3 : The Frozen Throne, SW:KotOR, Devil May Cry 2, etc. Jolie année vidéoludique !

Zen

Tout ça pour dire que graphiquement, BGE était dans la norme, c’était pas la profusion de polygones que l’on nous sert en ce moment mais ça avait son charme ! Et c’était bien du côté des idées que ce titre innovait. On y incarne Jade, une jeune et jolie reporter qui héberge avec son copain cochon Pey’j des orphelins, alors que le monde loufoque dans lequel elle évolue est en guerre contre une force obscure. La Section Alpha qui joue le rôle de milice locale, se charge de cette menace mais elle a l’air de faire des trucs pas cool aux habitants, autant que d’essayer de combattre l’envahisseur. Elle se retrouve embarquée dans un nouveau reportage qui va apporter des clés de compréhension à la population à propos des agissements de leurs prétendus protecteurs. On ne sera donc pas seul contre tous pour sauver la planète de la menace imminente mais bien en train de chercher la vérité et de la fournir au plus grand nombre. Et comment montrer le véritable visage de l’ennemi mieux qu’en le prennant en photo dans une situation embarassante ? La chasse aux clichés est ouverte !

C’est confus ? C’est normal, c’est mon premier article. Mais si vous êtes arrivé à tenir jusque-là, c’est que vous êtes vraiment intéressé et qu’il y a une chance que je vous persuade d’y jouer. Il est à noter que la 3D, ça vieillit assez mal… Certes ici, le détail est déjà bien assez élevé pour ne pas blesser la rétine comme la soupe de pixel qu’on avait au siècle dernier. Mais c’est de technique pure à laquelle je pense : j’ai voulu faire le malin avec mon portable qui se défend et pousser un peu graphismes et résolution. Grande idée ! Dès le début de l’aventure, je me suis retrouvé avec une héroïne dont la texture des yeux partait littéralement de leur support, assez perturbant ! Après dix minutes de jeux avec l’interface à affichage aléatoire et flash à l’écran, je suis revenu à des proportions plus en accord avec les standards de l’époque pour pouvoir jouer convenablement. Soyez donc prévenu ! (Il n’y a pas d’image de ces défauts parce que Fraps rend des images impeccables, le vila… gentil !)

Allez cochon, souris !Mais ça reste très agréable, le design est dans l’ensemble bon, les bâtiments ne se ressemblent pas tous ; la ville, soit piétonne soit maritime, que l’on parcourt a son charme ; les différents niveaux sont inspirés et chacun a son style. Du côté du gameplay, Jade se manie avec aisance, même sans manette, autant dans les phases de plateforme et d’infiltration (oui enfin, c’est pas Sam Fisher non plus…) que dans les combats où l’on effectuera des enchaînements très stylisés. Ses partenaires ajoutent un petit plus dans les stratégies des affrontements qui les renouvellent même si, de toute façon, ils ne sont pas très nombreux. Les différentes phases du jeu s’enchaînent bien, on ne s’ennuie jamais. On se prend même à effectuer avec assiduité la grosse mission annexe qui est de répertorier en photo les espèces vivantes sur la planète.

Dans ce tableau quasi idyllique, il y a quand même des points noirs : on ne peut pas vraiment dire que cela soit difficile… Les phases d’infiltration sont un peu délicates (heureusement !) et il m’est arrivé de perdre souvent mais à ce moment-là, le jeu nous ramène à la salle précédente et bien souvent avec plus de points de vie que notre capital de départ ! Les combats non plus ne sont pas très durs, mis à part le dernier (le plus intéressant !), je crois que je m’en suis toujours assez bien sorti. Et mon dieu que c’est court ! Comptez 10 à 12 heures pour boucler l’aventure en ayant profité des courses annexes et avoir bien visité les lieux. C’est quand même pas la durée de vie la plus importante qu’on ait connu mais bon, on sent bien que la réduction actuelle de la durée de certains titres a commencé à cette époque…

En bref, Beyond Good and Evil est un jeu que j’ai trouvé très agréable, facile, court avec une idée de déroulement très novateur même actuellement. Même contre une petite dizaine d’euros il vaut vraiment le coup d’être joué. En tout cas, il me laissera un très bon souvenir, très sympathique, même s’il n’aura pas sa place au côté de Bioshock et Half Life. Je comprend en tout cas mieux l’envie partagé par beaucoup de monde de toucher à la suite (surtout après avoir vu la toute fin du jeu, mais chut…) et je pense qu’à sa sortie, j’en serai !

PS : Ah oui et ne faites pas comme moi : jouez en français, c’est Emma de Caunes qui double Jade, ça devrait être correct !

Tags : , , ,

4 réponses à “Pour une poignée de clichés”

  1. #1

    alliocha dit :

    4.99€ sur Steam, dois-je rajouter ce titre à ma longue liste de jeux à finir (et à commencer d’ailleurs)?
    Sinon ton article est intéressant, mais il laisse un petit goût d’inachevé dans ma bouche. (les pervers sont servis). Je ne sais pas comment expliqué, mais comme tu le dis toi même c’est un peu confus.

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    Merci de ton commentaire alliocha !
    D’autant plus que je n’ai parlé ni de l’IA qui vole pas très haut, ni de la musique qui, pour le coup, assure pas mal ! J’essayerai de m’améliorer pas la suite.
    Et pour te répondre : c’est sûr qu’à 5€ c’est pas volé, il est très agréable à jouer. Certains te diront peut-être qu’il est culte et qu’il faut absolument y jouer. Je ne le hisserai pas si haut, on doit pouvoir trouver plus sympa voire même plus fondateur…

  3. #3

    DrSnake dit :

    gg (Dark)BuzzerMan pour ce premier article.

    La rédaction est sympa sans péter plus haut que ton derrière.

    Pareil pour le goût d’inachevé mais par rapport à un test sur un gros portail de test, qui se doit de faire le tour.

    Ici, cela ne dérange pas vraiment puisque cela ressort comme toi tu avais envie d’en parler. Et ça c’est bien ! C’est pas un article qui se limite à faire le résumé d’un test, mais justement comme tu l’as ressenti.

    Ce titre m’avait attiré à l’époque mais j’ai jamais franchis le pas. Donc à ajouter à la liste de jeu pour le jour où mon inaltérable envie de coder du moment sera épuisée.

  4. #4

    Kahlan dit :

    J’y ai joué il y a déjà quelques années, et quand j’y repense, c’est l’ambiance du soft qui me revient en premier. Il y a quelque chose de quasi-poétique qui s’en dégage. Pourtant je n’ai pas forcément apprécié le gameplay ou les quelques boss qui jalonnent l’aventure, mais je trouve quand même que le jeu reste en mémoire. C’est peut-être en ça qu’on dit qu’il est culte…

Un commentaire ?