Mouche ton escarboucle !

Par Cuchulainn

Drakensang : l’œil noir – Le cœur y est-il ?

Drakensang

Que l’actualité du RPG à la sauce vidéo-ludique est triste ces derniers temps ! Ça fait des mois et je dirais même bientôt deux ans que j’espère revoir un jeu de rôle qui puisse me prendre aux tripes et me faire voyager aux confins de l’empire d’un monde féérique. J’ai plongé il y a de ça environ 10 ans dans l’univers envoûtant de Baldur’s Gate (vise les yeux, Boo, vise les yeux ! *cuicuicrruuuii*) qui m’a fait délaisser Diablo et le Hack&Slash pour m’engouffrer dans les tréfonds du RPG. Ce domaine est pourtant bien fourni… ou mal, tout dépend de ce que l’on recherche.


Moi c’est le Background, la mise en scène et l’aspect évolutif et complet de notre ou nos personnages qui me fond sauter au plafond, pas étonnant que je me sois lancé à ‘corps’ perdu dans les histoires de Baldur’s Gate (1&2), Neverwinter nights 1&2 (et oui !), Vampire: Bloodline, et dans la série ‘tout publique’, celle des Kotor (*muk muk !*).

Après la première extension de NWN2 je me suis senti un peu en manque de RPGine car cet add’on était surtout basé sur la culture ‘Grosbill’ et le bourrinage intempestif des combats ont failli me faire lâcher le jeu pour de bon, dommage car l’intrigue et la toile de fond sont très bons.

Après cet épisode de ma vie fort passionnant et plusieurs mois d’errance passés sur GuildWars, je commence donc à scruter les MMO ayant plus ou moins du potentiel car il faut bien le dire, c’est la poule aux œufs d’or ces derniers temps, le top tendance du moment, au point d’éclipser tout autre projet *crache par terre* mais ce n’est là que mon avis.
Au beau milieu de ce ras de marée, par ce mois de mars, sort un « petit » jeu de rôle tout simple, c’est à dire solo et que je rate honteusement. La chose est réparée deux mois plus tard et je peux le dire, mes nuits ne sont plus vraiment réparatrices ces temps ci.

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J’installe donc le petit ‘bouiboui’ sur mon ‘bousin’ et horreur, le rendu visuel est de type Oblivionesque. Et là, je me dis intérieurement Naaaaaaaaooooooooooon, un jeu perverti par l’Oblivioclownerie ! Je m’attends au pire pour le contenu… Je reprends mon calme, règle les options vitales et lance une nouvelle partie. Arf, c’est jolie tout comme Oblivion, le choix physionomique en moins.. ben zut alors !! On a juste le choix des archétypes et du sexe, heureusement le choix est varié, et je commence à éditer les caractéristiques du personnage choisi en mode ‘power user’ et là le dépaysement commence puisque le système de carac‘ sont vraiment différent des règles d’AD&D. drakensang-pc-196.jpg Je vous épargnerais ainsi qu’à moi même (-o-‘) les détails du fonctionnement de la feuille de personnage qui est ‘oh grand bonheur !’ assez complexe mais pour info, oui, on peut être mage et manier un marteau à deux main comme un vrai tank, quel pied !!

Mes débuts dans le monde de Dère furent très chaotiques car l’histoire est très classique et mollassonne (je viens en aide à un ami alors que je suis jeune puceau/elle level1) mais on reconnaît tout de suite le rapprochement du jeu : on distingue nettement l’empreinte du système de jeu de Baldur’s Gate, l’ambiance n’en est pas loin non plus même si elle reste très particulière. La région d’Aventurie est similaire à celle de la côte des épées sur la forme, mais sur le fond il a tout de même un je-ne-sais-quoi d’assez exotique. L’adaptation 3D est excellente est le rendu ambiant est réussi. Attention toutefois, c’est un jeu linéaire pour ce qui est de la trame principale et pour le reste, on a très peu d’interaction avec le monde qui nous entoure. Mais alors, qu’est ce qui m’attire tant dans ce jeu ?
Premièrement les dialogues qui sont vraiment plaisant à lire ou écouter et sur lesquels on a un impact différent suivant nos compétences sociales. Cela concorde parfaitement avec la mise en scène qui est elle aussi réussi, on suit notre petit film interactif avec plaisir et on s’immerge complètement grâce à une bande sonore superbe et bien intégrée.

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Je regrette un peu d’avoir une histoire trop peu étoffée avec les différents personnages qui nous accompagnent et qui sont pourtant assez touchant, cela va du nain pleurnichard et alcoolo à l’amazone avec une grosse paire de c… Oups, j’avais oublié cette partie : on peut contrôler intégralement jusqu’à 3 personnages parmi une dizaine que l’on va rencontrer au fur et à mesure de nos explorations « dirigées ».

Nos pérégrinations vont donner lieu à pas mal de combats qui pour la plupart ont été très brouillons au début. Le hasard du jeu de dés fait mal les choses parfois et dans ces moments-là je dirais: « Mais que ferions-nous sans la pause active !? » – et qui est présente, fort heureusement. Par la suite, une fois qu’on a ingéré les règles des feuilles de personnages et acquis toutes les combines pour réussir, on gère les combats haut la main, un peu trop parfois. Il m’aura fallu largement 20 à 30 heures pour maitriser toute les compétences et leurs impacts, autant dire que les premiers boss m’ont fait criser – saleté de rats ! (vous comprendrez si vous passez par là ^^ »). 30 heures… ce qui laisse pas moins de 30 heures supplémentaires pour finir le jeu en ayant fait la majorité des quêtes secondaires et encore je suis radin sur le temps.

Par la suite quelques petites choses m’ont un peu frappé en jeu comme la caméra qui est molle pour suivre les déplacements de vos personnages mais qui, dans les endroits exigus, fait des zoom, des flips ou des demi-tours enchainés de façon tout à fait vomitive. Les mages élémentalistes ne sont pas des bourrins überpuissants, ils sont là pour apporter des altérations d’état (brulure, gel, etc..). Les moyens pour réussir certaines quêtes ne sont pas linéaires. Les potions de soins sont très peu nombreuses, surtout au début, ce qui nous force à aborder les combats d’une autre façon : la gestion des sorts de soins durant les combats – mais un système de craft très poussé est là pour solutionner éventuellement le problème.
Tiens, le système de craft, parlons-en ! Comme dans vos MMO favoris, on peut créer intégralement son inventaire, que ce soit les armures, les armes ou les décoctions et c’est un très bon point pour ce jeu car il est très plaisant à utiliser et aussi très complet.
Ah oui, j’oubliais : les femmes naines existent en Aventurie mais elles n’ont pas de barbe… :/

Voilà j’en ai fini avec mes listes d’avantages/inconvénients ennuyeuses, utilisées surtout parce que je commence à manquer d’inspiration.

Tout cela pour dire que les adeptes d’Heroic Fantasy avec un Background et un système de jeux classique mais aussi juste ce qu’il faut d’atypique pour titiller la curiosité seront ravis. Il a des défauts de jeunesse mais il reste ultra addictif pour les habitués.

Petit récap’ pour les poissons rouges :

Mes p’tits plus

  • Dialogues avec ou entre PNJs passionnants.
  • Rendu sonore/visuel très bon, beaucoup de punch.
  • Univers et mise en scène superbes, plein de vie.
  • Jeu au système complexe et durée de vie assez longue.

Mes p’tits moins

  • Caméra de schizophrène (mélange vallium/cocaïne).
  • Trame et exploration linéaires (donc peu rejouable).
  • Pas d’interaction entre les personnages secondaires et très peu sur le monde environnant.
  • Le manque de choix des visages/avatar.

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2 réponses à “Mouche ton escarboucle !”

  1. #1

    BuzzerMan dit :

    « Here comes a new challenger ! »
    J’aime bien ton article ;), Encore un jeu dont il faut que je retienne le nom pour une période de disette vidéoludique !
    Je vais poser une question bête : est-ce que c’est difficile comme jeu ?
    Enfin, je veux pas dire trop facile non plus, dans un bon rpg on peut mourir, on doit mourir ! Mais il ne faut pas que ça rende le jeu lourd et chiant… Et là est-ce le cas ?

  2. #2

    Cuchulainn dit :

    Le jeu n’est pas spécialement dur à condition de s’être familiarisé avec les attributs de personnage, c’est encore plus vitale que dans un jeu D&D classique. Par exemple tu as un effet d’état que sont les blessures profondes, si tu en cumule 5, tu meurs. La ‘volonté’ permet de réduire le risque de blessure profonde et donc d’éviter de mourir en 5 coups… et crois moi, c’est vite fait!! Mais c’est un exemple parmi tant d’autre. Quand tu connais le système, pas de soucis, sauf si tu fait une quête secondaire level4 alors qu’elle n’est abordable qu’au level6 il faut éviter d’insister. La quête principale est, pour sa part, plutôt facile mais par contre gaffe au système de sauvegarde qui est léger je trouve (bien penser à sauvegarder dans les donjons ou lieux sur plusieurs niveaux).
    Pour résumer : Ça peut être chiant si tu grille les étapes.
    Deuxièmement : Ne fais pas la quête des rats « sous » Ferdok en dessous du level6!! (1H30 de donjon au level 4 ou 5 avec « F5″ comme unique sauvegarde). Je me retrouve dans un traquenard et devine la suite… ^^ »

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