The World Ends With You

Par BuzzerMan
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Un an et demi ! Il m’aura fallu un an et demi pour finir ce jeu, et encore, c’est un bien grand mot ! Mais ça n’est pas pour autant que je ne l’ai pas apprécié. Voyons pourquoi…

DébutCertes, finir ce jeu m’a pris longtemps, mais il y a eu des longues périodes où je n’y ai pas touché, lui préférant des titres comme S.T.A.L.K.E.R., Dawn of War II sur PC ou GTA VI sur PS3. Du coup, on pourrait penser que ce fut une expérience plutôt laborieuse. Dans un sens oui, dans l’autre ce fut un vrai plaisir ! Mais de quoi je parle au fait ? The World Ends With You est un titre développé par Jupiter et Square Enix (qui l’édite au Japon) un peu OVNI dans le paysage vidéoludique de la DS composé d’un bon paquet de jeux casuals (certains bons !) et d’autres titres à mon humble avis sans aucun intérêt. On est là face à un RPG japonais qui utilise pleinement les capacités de la portable de Nintendo (j’ai toujours rêvé d’écrire ça !) sauf la 3D pour un rendu plutôt fin composé de sprites sur fond fixe, l’ensemble est très coloré et donne une ambiance assez joyeuse.

DébutLe début de l’histoire place Neku, le personnage principal, dans le quartier de Shibuya en plein Tokyo, plus exactement à Scramble Crossing. Se réveillant par terre, il semble être tombé à l’instant, ne comprend pas ce qu’il fait là et se rend compte qu’il est capable de lire les pensées des passants qui l’entourent mais ne peut pas leur parler ni les toucher. Il est alors attaqué par un monstre qu’il ne sait comment combattre et donc prend la fuite. Je ne vais pas tout vous raconter (surtout que le début commence à dater), en tout cas peu après, il rencontre Shiki, une jolie fille à la pointe de la mode et peut alors combattre les vilains pas beau ! Au fil de l’histoire, ils comprennent qu’ils font partie d’un jeu dans une sorte dimension parallèle au Tokyo réel où ils vont devoir remplir des objectifs divers sans passer l’arme à gauche, synonyme de Game Over. Au fil de leurs pérégrinations, Neku va progressivement retrouver la mémoire et comprendre ce qu’il fait là tout en se liant d’amitié avec Shiki. Le scénario est sympa et, même si on est loin des illustres séries de Square Enix, il pousse à avancer pour en savoir plus, c’est bien là son but. L’ensemble de l’aventure est très linéaire et il faut apprécier la lecture pour y progresser puisque les protagonistes passent leur temps à discuter pour comprendre ce qu’il se passe. Et en anglais s’il vous plaît, Ubisoft qui l’édite de ce côté-ci de la Russie n’a pas trouvé utile/rentable de le traduire en français ; je devrais même remercier la non-initiative, j’ai appris un bon nombre de mots et ai passé le cap des jeux entièrement dans la langue de la perfide Albion.

T’as pas parlé de combats ?

Ouh là si ! Et c’est d’ailleurs ce qui m’a pris le plus de temps dans ce jeu ! Mais avant ça, il faut des forces pour combattre. Ici, les matérias sont remplacées par des badges (pins en V.O.) aux pouvoirs divers que l’on nous propose de collectionner, qui prennent des niveaux et parfois même vont évoluer vers d’autres puissants. On les trouve après avoir tué les monstres (appelé Noise) qui se baladent sur la carte ou à la suite d’un dialogue. À chaque sauvegarde, le jeu nous informe du nombre de badges ayant atteint leur niveau maximal en nous notant de A à F (ou D, ou E…), on peut alors se mettre au défi de les trouver tous (Pokemon quand tu nous tiens…). Autant dire que je suis tombé complètement dedans, ce qui force à faire plein de combats (ils ne sont pas obligatoires pour la plupart) allongeant considérablement la durée de vie. Ce n’est pas le seul point sur lequel le jeu nous note, la catégorie « Noise report » nous propose de rencontrer un maximum de streums différents et de rendre compte des badges qu’ils donnent en fonction de la difficulté.

Titre

D’ailleurs parlons-en de difficulté ! Les développeurs ont eu la bonne idée de la laisser entièrement gérée par le joueur selon deux aspects : la difficulté des adversaires et le niveau du personnage. Le premier permet de fixer l’agressivité des monstres, les dégats qu’ils infligent et reçoivent ainsi que les points d’expérience accordés suivant quatre niveaux (le dernier n’est toujours pas débloqué à la fin du jeu), autant dire qu’en facile, on a en face de soi des punching-balls alors qu’en difficile, les ennemis de base nous donnent du fil à retordre. Le second paramètre influence le nombre de points de vie de nos personnages mais aussi le taux de drop des badges, le premier étant inversement proportionnel au second. Bien sûr, on ne peut pas aller au-delà du niveau atteint, ce qui pousse aussi à faire des combats, de préférence en difficile ! Voilà comment laisser au joueur le soin de décider lui-même s’il veut un jeu dur en étant bien récompensé ou plutôt s’amuser tranquillement, comme c’est malin…

Bon et les combats alors ?

ObjetJ’y viens ! En plus des badges, nos héros ont toute une garde-robe à se mettre sur le dos pour améliorer leurs caractéristiques. Shibuya regorge de boutiques où l’on trouvera pantalons, chaussures ou T-shirts à acheter et porter afin de mieux faire face aux monstres. « Quoi ? » vous entends-je « Pas d’armure ? Pas de casque ? Pas de bague magique ? » Alors dans l’ordre : non, non et oui. Non évidemment, on n’est pas en Aventurie ici ! Et oui, chaque habit ou bijou a une capacité spéciale à débloquer auprès des vendeurs. Tout ce que l’on portera se doit d’appartenir à la mode, à une marque particulière et doit correspondre à ce qu’il se porte en ce moment. Bon je vous avoue que cet aspect n’est pas celui qui m’a le plus branché, sauf que, un indicateur étant aussi délivré suivant le nombre d’objets différents que l’on a acheté, j’ai dévalisé chaque boutique pour agrandir ma collection. Un emplacement pour de la nourriture est aussi disponible, elle est consommée à la fin de chaque combat afin d’apporter des améliorations permanentes. Mais on ne peut pas en manger indéfiniment, le maximum journalier est vite atteint et force à poser la console jusqu’au lendemain. Vous commencez sans doute à comprendre pourquoi mon aventure à Tokyo s’est tant étalée…

MarchandDe plus, dans les boutiques, il est aussi possible d’acheter les albums que l’on entend tout au long du jeu pour choisir le titre joué dans les menus. La bande son est d’ailleurs assez hétéroclite : même si on reste dans le domaine de la J-pop, certains titres dérivent vers des accents plus rock, d’autres un peu rap, certains même très différents, tapant plus près du morceau de violon (OK ç’en est pas mais je reconnais pas l’instrument…). Moi qui ne suis d’habitude pas très sensible à la musique, là je les ai adorés ; à tout hasard, si quelqu’un lit jusque-là et sait où se procurer la BO, je cracherais pas dessus. Pour vous faire une idée, la musique de la vidéo de Scramble Crossing au-dessus est tirée de la bande son (lien pour les fainéants).

Allez, la baston ça vient ?

CombatBon nous voici équipés de badges, habillés pour le combat et galvanisés par une musique entraînante, fin prêt pour toucher l’indicateur permettant de passer en mode recherche de monstres et de lancer un combat. Vous avez peut-être trouvé les explications précédentes compliquées, c’est pas fini ! L’originalité du jeu est de dissocier les deux écrans ; même si chaque ennemi est présent en haut et en bas, on ne les frappera pas de la même façon. En bas, on trouve Neku qui utilisera les capacités des badges pour infliger des dégâts. L’écran tactile prend alors tout son sens, on se retrouve à gratter les ennemis, à taper l’écran rapidement, à tracer des cercles, à gribouiller partout… Même le micro est utilisé ! Toutes ces acrobaties ne dispensent pas d’éviter les coups des crabes, méduses, hérissons, pingouins et autres kangourous aux couleurs sortant d’un trip de LSD. De plus Neku partage sa barre de vie avec Shiki, sa partenaire du dessus ; si l’un des deux prend trop de dégâts, le second doit compenser pour éviter la défaite. En haut, Shiki n’est manipulée que par la croix directionnelle (ou les boutons de droite pour les gauchers, malin) avec laquelle on inflige des dégats à gauche ou à droite en suivant un parcours qui donnera une carte. Lorsque l’on obtient la bonne combinaison de cartes, on active un bonus qui fait bien mal ! C’est trop compliqué ? Laissez-la se débrouiller toute seule, elle s’en sortira, certes moins bien que si on ne faisait que ça, mais Neku requiert déjà votre attention. Et ne vous inquiétez pas, tout ceci se met en place en douceur dans le jeu. Le tout donne donc un système un peu complexe à prendre en main mais novateur et dynamique. Pas le temps de s’ennuyer et la difficulté peut être au rendez-vous ! Evidemment l’histoire nous placera régulièrement face à des boss qui mettront nos nerfs à rude épreuve. Tout streum tué donnera de l’expérience et chaque combat se termine par l’attribution de PP (Pin Points je crois) Combatdont la quantité dépendra de nos prouesses guerrières en fonction de facteurs comme la durée ou le nombre d’ennemis, sanctionné encore une fois par une note, nous forçant à nous surpasser.

Si vous êtes arrivé jusque-là, que vous n’avez rien compris à mes explications mais que le jeu vous intéresse quand même, je ne peux plus faire grand chose pour vous, à part vous proposer de lire le test de RaHaN qui m’a donné envie de jouer à ce jeu et d’en voir le bout ! Même si ce fut long… Et à part ça, je vous propose d’aller vomir dans les locaux de VALVe. Ça n’a aucun rapport mais ça me prend la tête et m’empêche d’apporter une conclusion cohérente à cet article !

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2 réponses à “The World Ends With You”

  1. #1

    Cuchulainn dit :

    Tiens, je pensais que ce serais le premier jeu sur lequel tu aurais donné tes impressions. Je t’avais vu prendre ton pied l’année dernière mais je ne savais pas qu’il fallait autant de temps pour le terminer! Oo
    D’ailleurs il faut combien de temps, grosso modo, pour le terminer? En tout cas j’en avais eu une bonne impression.

    Et pour L4D, je n’avais pas acheté ce jeu jusqu’à maintenant à cause de l’investissement de temps à y donner. Je crois que, s’ils partent comme ça dans leur stratégie commerciale, je n’y investirais pas un Cent….

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    J’ai failli commencer mon article en disant que ce blog était de mon côté fait pour parler de ce jeu et au moment de l’écrire j’ai changé…
    C’est pas facile de définir le temps pour le finir parce que sur cette grande période, j’ai pas joué tout le temps, et quand j’y jouais c’est une heure, deux heures, voire moins. Si on n’a pas la collectionnite comme moi, on doit pouvoir le finir plus vite (et en plus on peut poursuivre après) ce qui doit faire 20h, peut-être 30… J’ai dû y passer le double ou le triple, c’est dur à estimer…

    Et pour VALVe, le plus bizarre c’est qu’ils te sortent des grands discours comme quoi il faut suivre ses jeux, les considérer comme des services, pas seulement des produits… Enfin bon, je suis déjà malade, je vais me payer un aller-retour Seattle et les honorer à ma manière !

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