Mon self ; Ton tiquet resto

Par Le Mamelouk
Myself ; Yourself

Et nous avons un gagnant pour le concours du plus mauvais jeu de mots pour un article traitant de l’anime Myself ; Yourself sorti en 2007.

Une bande de mômes est réunie pour fêter le départ de Sana, un jeune morveux comme les autres. Autour de lui, Aoi, une gamine à la voix criarde ; Shuri et Shûsuke, des faux jumeaux, parce que c’est COOL (c’est mieux que des vrais, parce qu’on peut faire du TWINCEST ! Remarque, on peut aussi en faire avec 2 filles… oui, juste 2 filles) ; et enfin Nanaka, la petite studieuse, qui lui offre pour son départ un morceau de violon même pas fini. Une bonne bande de branleurs en perspective.

Nous retrouvons donc Sana 5 ans plus tard qui rentre dans sa contrée natale pour des raisons obscures comme le côté de la force. Et ô comble du hasard, se retrouve dans la même classe que toute la bande à Dudule (exceptée Aoi qui a 1 an de plus. Première nouvelle). Après avoir reconnu d’emblée les 2 jumeaux, il se prend une baffe monumentale de Nanaka en ne la reconnaissant pas. On pourrait penser que c’est un peu abusé, surtout qu’elle aurait pu prendre ça pour un compliment, indiquant qu’elle aurait joliment grandi, en particulier Là et Là (et non pas de liens petits pervers, vous voyez très bien de quoi je parle). La raison de cette gifle, voilà sur quoi est basée l’intrigue de cette série de 13 épisodes, Myself ; Yourself. Avec d’autres trucs aussi, sinon ça ferait un peu léger. Mais qu’en est-il madame Persil ?

Une série comme ça repose avant tout sur ses personnages. Un petit tour d’horizon s’impose :

Le reste de l'image est sans intérêtLe héros, Sana, est un mec normal. Pour un anime, s’entend. Assez beau gosse pour plaire à minimum 3 filles, un peu niais sur les bords pour être à la ramasse lors de la question coquine. Passons.

Nanaka, première fille que Sana croise à son retour, habillée en miko. La miko, comme les glaces ouaisPunaise, les mikos c’est COOL. Bon après, ça reste le type timide, un peu maladroite, mais rudement jolie. En plus, elle est doublée par la droite celle qui a magnifiquement donné vie à la déesse Horo et ça, ça mérite qu’on en parle. Sans compter le fait que son nom m’a tout de suite fait penser à un jeu flash délirant s’il en est, Nanaca Crash, même si ça s’écrit pas pareil, et qu’au final ça n’a aucun rapport avec la choucroute.

Cette fois le reste de l'image est intéressantOn a aussi droit à Asami, qui va tourner autour de Sana, histoire de provoquer un peu de jalousie. Normal. Elle va quand même se révéler assez intéressante par la suite (une histoire de minou).

Aoi-chan, la fille à la voix crispante. Argh.Elle se fait déjà remarquer lors du prologue à cause de cette voix atroce, mais soit, elle est petite, faut faire passer le côté attendrissant, tout ça. Sauf que. Au moment de la retrouver 5 ans plus tard (elle doit donc avoir dans les 17 ans), elle a la même putain de voix horrible. La.pire.voix.du.monde. LA.PIRE.VOIX.DU.MONDE. Je dirais même plus, LA.PIRE.VOIX.DU.MONDE.

Mais quand je dis horrible, c’est horrible dans le sens insoutenable. Au point d’avoir envie de trucider un chaton dès qu’elle ouvre la bouche. C’est pire que tout, même que Makoto dans School Days, que j’ai eu envie d’émasculer à chaque fois qu’il parlait, c’est dire. Lorsque Aoi-chan parle, on voudrait faire n’importe quoi pour que ça s’arrête. J’en suis arrivé au point de serrer les dents à chacune de ses interventions, attendant fébrilement que ça passe. Et s’il n’y avait que ça… Aoi est LE moeblob de la série : fille à lunettes, énorme poitrine, maladroite, arrivant toujours au mauvais moment (style séance de fap) pour lâcher un « YAAAAAAAH >_< » avec la.pire.voix.du.monde.

Ce genre de moment.

Mais stop quoi, STOOOOOP !! Je ne peux plus me les baffrer ces filles maladroites à lunettes. On peut faire du moé sans passer par ce calvaire, yes we can !

La casse-couillesAh, et on a aussi droit à une loli, que vous venez de voir au-dessus (ou en dessous ah ah), Hinako. Qui ne sert à rien, on peut le dire, à part apporter à la série son quota de planche à pain. Ah bah non, y a déjà. Elle est donc bien inutile.
J’en parle maintenant pour garder le meilleur pour la fin.

Terminons donc par les jumeaux. V'là les 2 lousticsOn passe très vite sur le mec, Shûsuke, le bon copain sympa, le boute-en-shinkansen, qui aime la pêche et la file aux autres. Non, la plus intéressante, c’est Shuri. C’est sans doute le personnage qui sonne le moins artificiel, qui évite au mieux les clichés précédemment cités. Shuri est clairement mon rayon de soleil dans cet anime, une fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui agit comme un être humain normal ; Shuri, c’est la bonne copine qui vous file des grandes claques dans le dos. Ses actes et paroles m’ont beaucoup fait rire, de par leur caractère ‘vrai’ au milieu des déjà vus.

Objection !

Un exemple : à midi, une foule se presse pour acheter à manger ; pour passer outre, Shuri court vers Shûsuke qui a joint ses mains pour lui faire un tremplin afin de sauter par-dessus tout le monde… Réaction face à cette scène : ridicule. Jusqu’à ce que Shuri s’arrête et lance à Sana « Je ne vais pas faire un truc aussi débile ! », sur quoi les jumeaux se mettent à bourrer tout le monde pour se faufiler, comme au self au collège (et hop ! justification du titre de l’article). J’ai été pour le coup agréablement surpris. Comme pour son « Désolé, je suis le lot de consolation pour le concours de poitrine » à la piscine, ou encore son « N’appelle pas ‘ma mère’ cette femme que tu utilises seulement pour le sexe ! » Shuri, tu es mon héroïne.
Sans compter qu’elle nous offre un magnifique zettai ryouiki, que demander de plus ? Le générique de fin où on la voit en train d’enfiler ses bas a fini de me convaincre (là encore j’ai dû prendre des captures pour reconstituer l’image, il y a des trous mais j’ai pas pu faire autrement).

Dat ass.


Le(s) reste(s)

Mais l’anime en lui-même (itself ha ha), ça donne quoi ?
À vrai dire, on a plutôt affaire au début à un anime banal, une vie de lycéen avec ses petits problèmes, ses amis, ses sorties. Rien de bien transcendant jusqu’à l’épisode 8 où l’on commence à apprendre des choses sur le background, et où ça commence à devenir intéressant. Et même un peu flippant.
L’élément déclencheur ? L’ouverture de la boîte aux lettres avec des dizaines qui en tombent, dont certaines qui font assez peur (des « Aide-moi » écrits en rouge sang, hmmm…). Un anime de psycho à la sauce Higurashi, ô joie !

Yes !
Yes !

YES !
YES !

YES !!
YES !!

Bon, en réalité on est loin d’un Higurashi, mais ça relance grandement l’intérêt de l’anime. Et heureusement, sinon nous n’aurions eu à nous mettre sous la dent que des sempiternels clichés, à l’instar de Clannad avec son « Je l’aime aussi mais je te le laisse parce que ». Du genre la fille qui n’a que son maillot de l’école pour aller à la piscine.

maillot de bain scolaire + couettes = c-c-c-combo !

Ou encore pire, la scène du panier repas… Plantage de décor : la fille prépare le repas pour deux.
Elle : « J’ai fait des œufs brouillés, mais ça doit être un peu dégueu, parce qu’ils sont un peu brûlés, et j’ai fait tombé des coquilles dedans, et aussi des glaires un peu parce que j’étais malade. » (ok, je rajoute un peu, j’avoue)
Lui : « Mais non c’est très bon, parce que c’est toi qui l’a fait. »
Comme c’est mignooooooooon !
Sérieux, c’est vu et revu ce genre de truc, ça commence à bien faire.


La zicmu wesh refré

Je suis du genre à commencer un anime seulement parce que la musique d’un de ses génériques me plaît beaucoup. Ce fut le cas pour Myself ; Yourself : j’ai découvert la musique de l’opening (Tears Infection de KAORI) grâce au clip de la Brigade SOS Francophone à la Japan Expo 2008 d’Axel Terizaki. Vidéo vachement chouette au demeurant.

Et quelle ne fut pas ma surprise en voyant dans l’opening un concert ! Avec une Shuri déjantée qui plus est. Quelqu’un a dit un jour que tous les animes avec un concert sont géniaux (au hasard, La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, mais aussi Seto no Hanayome etc.) Quelle ne fut pas ma surprise en constatant la cruelle absence de ce concert dans la série. Le générique, c’était que du bluff ! Les salauds.

Par chance, l’épisode spécial est là. Fourni avec l’un des DVD de la série (au Japon hein), il s’agit d’un clip de la version complète de « Tears Infection » de KAORI (l’opening de la série, vous suivez ?). On y voit la préparation du festival du lycée, avec les répétitions et le fameux concert, le tout entrecoupé de scènes de la série. Du pur fanservice, mais on ne va pas se plaindre. Parce qu’il y a ÇA (c’est animé, il faut cliquer !) :

OMFG

Dire que quelqu’un a pensé à la même chose que moi et a fait ce gif. Paix sur lui et sa famille.


Conclusion

Myself ; Yourself est une série moyenne. Sympa mais sans plus. Heureusement que Shuri et l’opening sont là.

Et pour finir sur un truc qui n’a rien à faire dans la conclusion, j’ai trouvé les uniformes du lycée très jolis. Il y a donc de grandes chances pour qu’ils bénéficient de mon vote lors du futur Grand Tournoi des Seifuku. Amen.

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3 réponses à “Mon self ; Ton tiquet resto”

  1. #1

    Cuchulainn dit :

    Tu parle de « moé » et de calvaire mais moi ça fait un moment que j’ai laché la bride. Les trois quarts des animes de ce genre font aujourd’hui dans le « moé commerciale » et c’est clair que ç’est devenu inbuvable (cliché, caricature, redondance à outrance…).

    Et un bon point pour ton article « bien vivant ». :)

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    Apparemment, il n’y a pas que du moe dans cet anime ! Les trois images choisies me font presque envies, le reste de ton article pas tant que ça, je vais regarder mes DVD de Hinamizawa avant (oui c’est mal, je les ai toujours pas ouvert…).

  3. #3

    Twinkiie dit :

    Muaii jvai allé checker cet animé..Tu ma faii changer d’avis ^ ^
    Tu m’a trop fait rire ac la fille qui a soi disant « la pire voix du monde » lol !
    Et jsuis d’accord ac @Cuchulainn bien vivant tn article !
    Bonne continuation =)

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