Le Peuple du Tapis

Par BuzzerMan

Avez-vous imaginé qu’il pouvait y avoir un vrai univers à l’intérieur du tapis qui gît dans l’entrée ? Non ? Parce que Terry Pratchett si, et figurez-vous que de grands boulversements le touchent sans arrêt !

Couverture

Le tapis du célèbre écrivain anglais est même peuplé d’un grand nombre de peuplades très différentes, certains regroupés dans l’Empire dumiis qui fédère toutes les plus petites tribus, pave des routes, entretient une armée et évidemment récupére les taxes nécessaires à toutes ces tâches ; et d’autres qui se déclarent indépendants voire même ennemis de cet Empire. Parmi les tribus sous l’égide des dumiis, on retrouve les Munrungues, un groupe de nomades qui posent leurs roulottes où les poils du Tapis leur plaisent et qui, au début de l’histoire, se retrouve confronté à une bien étrange menace : en plus de l’attaque des bêtes sauvages nommées snargues, qui semblent montées par des êtres inconnus, un autre phénomène rare se produit d’un seul coup, le sage local Forficule l’appelle le Grand Découdre. Est-ce que ces événements sont liés ? Bonne question ! En tout cas, les munrungues ne le sauront pas si simplement et sous la responsabilité du chef Glurk assisté de son frère Snibril (tiens, encore deux frères ?), ils décident de partir le plus vite possible pour mieux se défendre des attaques répétées de ces êtres qui semblent être des moizes, des êtres ténébreux aux motivations obscures… C’est raconté de manière beaucoup plus originale, plus aboutie avec les mots de Pratchett, je le rends très très mal.

La tribu fera différentes rencontres au cours de son périple : on retrouvera par exemple des petites gens, les Fulgurognes, proches des nains de Tolkien, très fières, se voulant assez barbares ; les Vivants dont la particularité provoque des dialogues tellement drôles que je vous laisse la découvrir ; les pones, des créatures intelligentes sans en avoir l’air, immenses, très originales qui vont aider la troupe dans leur combat !

Malgré le côté fantasy de ce roman, je pense qu’il pourrait plaire à ceux (oui je vise quelqu’un) qui trouvent que l’on tombe tout le temps sur les classiques du genre : elfes beaux et hautains, nains grognons, orcs poisseux… Grâce à son cadre pas banal ‘au ras des pâquerettes’ et à l’originalité qui se dégage de chaque nouvel arrivant dans l’épopée, Pratchett m’a fait rêver bien différemment de mes habitudes plus centrées sur des conventions immuables. Même si l’aventure n’est pas très longue, elle nous tient en haleine durant ses quelques 200 pages pleines de surprises, (vous l’aurez compris). Et, de peur de vous en dire trop et de vous gâcher un grand nombre de ces surprises, je m’arrête là en vous le conseillant chaudement (pas trop quand même à cette saison…) !

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4 réponses à “Le Peuple du Tapis”

  1. #1

    Le Mamelouk dit :

    C’est drôle, j’ai commencé les Annales du Disque-Monde il y a quelques jours, je trouve ça très sympa. Pour l’instant, ça ne vaut pas H2G2, mais c’est bien marrant.
    Donc pourquoi pas pour celui-là.

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    Et bien, je te le garde de côté !
    Et moi aussi, j’ai prévu de lire des romans du Disque-Monde mais j’ai trouvé celui-là avant. On pourrait peut-être s’organiser pour pas acheter les mêmes et se les prêter ^^, j’ai Mortimer et du coup je pensais acheter la suite de la série La Mort (Le Faucheur tout ça).

  3. #3

    Le Mamelouk dit :

    Bon, après lecture, voilà mon avis : bof bof.

    L’histoire a beau se dérouler dans un univers insolite, avec des bonnes trouvailles, le schéma reste beaucoup trop fantasiesque pour moi. Le bourrin pas fute-fute mais qui est plus fort que n’importe qui, le magic.. euh l’intellectuel, les nains qui préfèrent la baston, les méchants tout pas beau… Les peuples ennemis mais qui s’allient en 2 secondes, le périples, les aventures de chevalerie…
    C’est très convenu, pour ne pas dire cliché.

    Pratchett dit l’avoir écrit à 17 ans, et ça se sent. C’est assez ‘banal’, on est fait prisonnier, pif paf pouf, on se fait des amis et on s’en sort fingers in the nose.

    Alors après, il faut reconnaître qu’on trouve un peu l’humour omniprésent dans les Annales du Disque Monde, à savoir des répliques ou des descriptions assez drôles, mais ça n’a pas réussi à faire remonter mon intérêt.

    J’ai trouvé que l’écriture n’était pas des plus fluides, et il m’est arrivé de décrocher parfois au fil des pages, voir de sauter des mots ou des lignes…

    Enfin bref, un petit roman qui peut passer le temps mais qui pour moi ne restera pas dans les Annales (ah ah elle est bonne).

  4. #4

    BuzzerMan dit :

    Bon c’est décidé, j’arrête de te prêter de la fantasy ;p. Au moins, jusqu’à ce que je trouve un titre plus poignant.
    Cependant tes critiques sont pas fausses, maintenant que j’y repense, les aspects que tu soulèves sont plutôt clichés, je m’en étais pas tant rendu compte en lisant et en écrivant cet article… Il va peut-être falloir que je revois mes critères à la hausse.

    Par contre pour l’écriture, j’insiste, ça a coulé tout seul pour moi ! Est-ce une histoire de goût ? Possible, ça semblerait étonnant. Enfin, tant mieux pour moi. Une fois de plus, je suis peut-être pas très exigeant.

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