Pas très branché, ce groupe de Rock

Par Le Mamelouk
Tin tiiiiin !

Unplug signifie débrancher, et c’est exactement ce que j’ai eu envie de faire à maintes reprises en jouant à Rock Band Unplugged sur PSP. Et le fait que la PSP soit une console portable n’y change strictement rien.

— Dis, Jean-Jacques, maintenant qu’on a réussi à vendre des conteneurs entiers de 4 bouts de plastique pour 100€ à tout un tas de débiles, tu penses pas qu’on pourrait se pencher sur les consoles portables maintenant ?
— Ça peut le faire Robert, mais les consoles portables sont peut-être pas super adaptées pour le concept de Rock Band, non ?
— Ouais mais ça on s’en fout.
— Ah bah OK alors.

Et Rock Band Unplugged fut.

Développé par Harmonix (qui a fait les 2 premiers Guitar Hero) et édité par une petite boite indépendante nommée Electronic Arts, Rock Band Unplugged vous propose de vous la jouer star du Rock dans vos toilettes. Ou chez le dentiste, ou dans le train, que sais-je.

— Hé Robert, pour jouer à Rock Band, les crétins ils ont à leur disposition une guitare en plastique, une batterie en plastique et un micro en plastique pour se prendre pour des cocaïnomanes, mais avec la PSP ils ont juste une console en plastique, on fait comment ?
— On a qu’à dire que le joueur joue tous les instruments à lui tout seul. De toute façon, le mec qui a une PSP, il a pas d’amis en général.
— C’est pas faux. Mais pour le chant on fait comment ? La PSP elle a pas de micro intégré, ça va coûter super cher de développer un périphérique à brancher sur la console.
— Bah, on fera défiler des notes sur un piste similaire aux autres instruments, et comme ça, ça permettra de garder une certaine homogénéité pour pas que le joueur soit perdu, parce que tu sais, les joueurs, faut pas trop leur en demander, hein.
— Une certaine homo- quoi ?

« Et je tiens le manche comment ? Aaah, faire la manche, t’as raison, c’est plus dans l’esprit de notre groupe »

Voilà comment se présente le gameplay : vous devez jouer tour à tour le bassiste, le batteur, le chanteur et le guitariste. Le principe reste le même que Rock Band ou Guitar Hero, à savoir jouer les différentes notes qui défilent sur la piste en appuyant sur le bouton correspondant, et ce au bon moment. Mais contrairement aux jeux précédemment cités, où vous n’incarnez qu’un seul membre du groupe, soit un seul instrument, il va vous falloir ici jouer sur 4 pistes différentes. Pour cela, vous avez la possibilité de « switcher » entre les pistes grâce aux gachettes de la PSP.

screen

Et pour vous guider dans les changements, la notion de séquence fait son apparition. Lorsque vous commencez à jouer, un bande de séquence apparait sur les côtés de la piste ; le but est alors de valider toutes les notes de cette séquence pour passer à une autre se trouvant sur une piste différente, vous obligeant à switcher vers un autre instrument, en gagnant au passage un coefficient multiplicateur de points si vous ne loupez pas la première note de la nouvelle. Le fait de valider une séquence permettra à l’instrument de jouer tout seul pendant un certain temps, en gros jusqu’à ce qu’une nouvelle séquence apparaissent et vous fasse revenir sur celui-ci.

— Bon Jean-Jacques, comme on l’a vu avec nos derniers jeux, faut pas faire un truc trop difficile, sinon les gens ils achètent pas. Je propose qu’on face un niveau facile avec seulement 2 boutons à appuyer, un sous chaque pouce, ça devrait être suffisant pour les pigeons.
— Ah pas bête, et pour le niveau le plus dur, on met 5 boutons pour faire comme avec les vraies-fausses guitares en plastique, genre gauche-haut et carré-triangle-rond.
— Ouais mais nan, ça fait pas le même nombre de boutons sous chaque pouce, ils vont être paumés ces cons-là. On va rester sur quatre. C’est bien quatre.

C’est bien joli comme système, mais qu’en est-il quand le malheur s’insinue dans nos pouces et nous fait rater une note ?
Si vous faites un couac, votre séquence est perdue. L’indicateur de séquence se décale alors sur la piste courante et vous devez la recommencer, jusqu’à ce que vous y parveniez, pour ensuite pouvoir changer de piste.

— Dis Robert, pour le coup ça devient vraiment trop facile, mon petit neuveu qui donne des noms à ses crottes de nez arrive à finir les chansons sans problème en difficile.
— Tu sais ce qu’on va faire ? Comme l’attardé il doit jouer tous les instruments, on va tout le temps le faire changer de piste pour bien foutre la merde et lui faire perdre le rythme !
— Qu’est-ce que t’es fort, Robert.

Il y a des jeux qui sont difficiles car nécessitant un timing parfait, ou un doigté hors du commun, etc. Et d’autres qui le sont parce qu’ils ont un gameplay de merde, et que la moindre action devient un véritable calvaire, la faute à une jouabilité abominable. Devinez dans quelle partie se situe Rock Band Unplugged ?

Bingo, ce jeu s’avère (parfois) difficile, mais surtout très chiant, à cause de ce système exécrable. Rater une note dans Guitar Hero, outre le fait de vous faire perdre votre coeff multiplicateur de points et de mettre la chanson en sourdine, ce n’est pas si grave que ça. Dans Rock Band Unplugged, c’est le monde qui s’écroule.
La jaquette du bousin Comme dit précédemment, les instru jouent tout seul après validation de leur séquence, mais pour un temps bien précis. Or, si vous faites un couac, vous devez refaire la séquence sur le même instrument (ou changer, mais ça pose un autre problème, j’y reviendrai), et donc passer plus de temps que prévu sur une piste. Le résultat ne se fait pas attendre, l’instrument sur lequel vous avez joué il y a le plus de temps se met en sourdine. Et si vous persistez dans votre maladresse, ce sont les autres instruments qui vont s’éteindre les uns après les autres. SUPAYR. Alors pendant que je galère à essayer de réussir une séquence à la gratte sur une chanson que j’aime bien, le bassiste va faire un tour aux chiottes, la batteur (qui s’appelle Jeanine) se gratte l’entrejambe, et le chanteur va se boire une binouze. Alors qu’à la base j’avais très bien réussi leur séquence à EUX. Moi ça me fout les boules.
Sinon vous avez l’option que je qualifierais de « je passe » : plutôt que de squatter une piste à toujours rater les séquences, vous pouvez changer d’instrument, et une nouvelle séquence apparaitra. Vous pouvez ainsi sauver les pistes qui commençaient à devenir silencieuses. Sauf que, étant donné que vous n’avez pas validé la piste que vous venez de quitter à force de jouer avec les pieds, celle-ci voit son applaudimètre (sa barre de vie en quelque sorte) descendre sévèremment dans le rouge. Il en va de même quand vous jouez comme à l’Eurovision, bien entendu (comprenez : mal). Et si votre applaudimètre descend trop bas, vous perdez la piste. Que vous pouvez réanimer en passant en ‘transe’, qui repose sur le même principe que le Starpower de Guitar Hero, pour faire rapide. Jouer une chanson quand votre batterie ou votre guitare est morte, c’est pas franchement terrible. Remarque, ça doit être la même chose que jouer à Rock Band Toutcourt avec un mec qui n’a aucun sens du rythme.
Tout ça n’est pas très reluisant, mais comme l’a dit Robert, la difficulté n’est pas tant dans l’enchaînement des notes (par comparaison, le mode expert n’atteint pas la cheville du mode difficile de Guitar Hero) mais dans ces PUTAINS DE TRANSITIONS DE PISTES. Même avec de l’entrainement, vous avez de grandes chances de vous planter lamentablement après avoir switché entre les pistes, la faute à des séquences beaucoup trop proches ; alors qu’il aurait suffi de laisser un intervalle de quelques notes, le temps de changer de piste convenablement. Quand la piste suivante est à côté, ça va à peu près, mais quand il faut sauter 2, voire 3 pistes plus loin et enchaîner les cascades de notes, c’est souvent mission impossible. Je dis 3 quand il faut passer de la basse (qui est la piste la plus à gauche) à la guitare (la plus à droite). C’est seulement après une bonne partie de jeu que j’ai remarqué, cachée au fin fond des options, une s’appellant « Renversement piste » qui permet de passer directement de la basse à la guitare en appuyant sur L et vice-versa (ce qui me semblait logique à la base, mais qui ne fonctionnait pas). La question est : pourquoi les développeurs n’ont pas inclu cette option du départ, si ce n’est pour nous faire chier ?!

ça c'est quand on obtient le multiplicateur x5

Et je ne parle pas (en fait si, la preuve) de la gestion de la pause. Là où certains otakommunistes font état d’un décompte de quelques secondes à la sortie d’une pause dans Guitar Hero World Tour afin de ne pas rater de notes, Rock Band Unplugged sort si brutalement de la pause que je défie quiconque de réussir à reprendre le rythme sans louper une seule note. Si au moins le menu de pause était transparent pour permettre de se préparer. Mais non. Si au moins on pouvait voir l’écran ne serait-ce qu’une seconde avant que la musique et le défilement ne reprennent. Mais non. J’ai même l’impression que la musique reprend alors que l’écran est toujours noir. Bon sang.

Comment ça, y a pas de Johnny ?

Bon, pas de Johnny passe encore. Mais pas l’ombre d’un Queen ? Le titre de ce jeu contient le mot ‘Rock’, et il n’y a pas une chanson de Queen ?! Merde quoi, les gars, même Guitar Hero premier du nom proposait Killer Queen !
Je préviens, cette partie parlera musique, et sera donc complètement subjective.
Et comme il fallait s’y attendre, nous avons droit à du bon comme du moins bon. Normal, sauf que le moins bon revient beaucoup trop souvent, et le très bon est distribué avec trop de parcimonie. Je m’explique.
Rock Band Unplugged, pour son mode story baptisé ‘Tournée’, vous propose de jouer dans différentes villes que vous débloquerez au fur et à mesure, avec les nouvelles chansons qui vont avec. Présenté de cette manière, on pourrait penser au principe de Guitar Hero. Sauf que cette fois-ci, il semblerait bien que les développeurs aient voulu rentabiliser leur playlist au maximum. Parce qu’en plus des 2 ou 3 chansons par ville, RBU apporte le nouveau concept de ‘concert’, qui à défaut d’être brillant, est plutôt Dany. Pour du Rock, on repassera (nos jeans troués).
Voilà en gros ce que vous allez devoir vous taper dans chaque ville :
— les 2 ou 3 chansons de cette ville donc ;
— une ‘setlist mystère’, qui va piocher au hasard dans la playlist complète du jeu, vous pouvez donc découvrir de nouvelles chansons par ce biais ;
— une ‘setlist perso’, on vous pouvez choisir une chanson parmi celles débloquées, ou laisser en aléatoire ;
— un ou plusieurs concerts de 3 chansons en moyenne, piochées là encore dans la playlist complète.

Solo !

En gros, quand vous pouvez passer à une autre ville et découvrir les chansons associées, vous pouvez être sûr de les avoir déjà jouées lors d’un concert.
Alors bon, au début c’est cool, on découvre les nouveaux titres entre 2 chansons déjà connues pendant les concerts, sauf que vu le nombre de ces fameux concerts, on commence vite à toujours retrouver les mêmes. Et ça devient lourd.
Faisons un peu de calcul : le jeu propose 41 chansons. Si vous jouez toutes les chansons individuelles, les setlists et les concerts, vous devrez jouer au final 259 chansons, soit 6.32 fois chaque titre. Ça va. En fait non, ça ne va pas, la faute à une équiprobabilité totalement absente. Vous allez vous bouffer les mêmes putains de titres à chaque fois, et vous ne verrez presque jamais la couleur d’autres.

Ne crachons pas dans la soupe, il y a de très bonnes chansons. Quel bonheur quand j’ai vu s’afficher Chop Suey de SOAD pour la première fois… Et on peut parler de Motörhead avec son fabuleux Ace of Spades, où de la surprise de tomber sur les Dead Kennedys avec Holiday in Cambodia. Citons aussi Bon Jovi, The Offspring (bien chaudard), les Jackson Five avec ABC (que j’ai redécouvert peu avant la mort de Bambi, marrant)… Le problème, c’est que des SOAD ou des Offspring, je suis tombé dessus grosso modo 3 fois. Guère mieux pour Motörhead. Ils sont où là les putains de 6.32 hein ?!!
Parce qu’à côté de ça, j’en ai bouffé des merdes ! Je ne peux plus sentir certains titres qui ne sont pourtant pas si nuls que ça. Pour n’en citer qu’un, Aqualung de Jethro Tull. J’ai bien dû la faire une bonne vingtaine de fois. Ce genre de truc m’a complètement pourri l’expérience de jeu. Et si vous avez le malheur de choisir aléatoire dans la setlist perso, vous êtes sûr de tomber sur les mêmes !
Alors là où Guitar Hero vous fait découvrir toute sa playlist pour ensuite vous laissez libre dans le choix avec des parties simples, au détriment de sa durée de vie, RBU a voulu se la jouer « des heures de fun ! » en vous rabachant la même purée continuellement.
La preuve : après une énième ville passée, on m’annonce que j’en ai débloqué 6 nouvelles ! Ô joie, ça veut dire des nouvelles chansons ! Ah bah non, il s’agit en fait de villes ne contenant que des concerts, ce qui veut dire se retapper encore les mêmes titres. FFFFFFFFUUUUUUUUUUUUUUUU
Et ça me file encore plus de boutons quand je tombe sur ces groupes à la tonalité pré-pubère, qui pour moi se ressemblent tous, comme Lit, Jimmy Eat World, Blink-182. Du genre, vous écoutez leur album et vous êtes incapables de dire quelle chanson vous avez préféré, puisque ce sont toutes les mêmes. Et si vous mélangez les titres des groupes, vous ne vous en rendrez même pas compte.

Le starp... euh la transe

Quelle surprise quand j’ai découvert la playlist de Rock Band Toutcourt ! Black Sabbath, Radiohead, Muse, les Red Hot… Mais ils sont passés où ?!
J’ai failli me faire avoir après un concert quand j’ai vu affiché ‘Rolling Stones’. Woot ! je vais jouer du Rolling Stones ! Ah bah non, après relecture, c’était encore pour un concert me permettant d’être mentionné dans le MAGAZINE Rolling Stones. Si ça c’est pas de la fourberie.

Dernier coup de p*te, après le dernier concert, on m’annonce la possibilité de jouer le concert-de-la-mort-qui-tue-! qui n’est autre que la playlist complète sans interruption. Alors là, je me dis, si ça se trouve, avec un peu de chance, ils ajouteront une chanson de ouf à la fin à débloquer, un peu comme la chanson de DragonForce à la fin de Guitar Hero III. J’ai bien fait d’aller compter le nombre de chansons total avant de me lancer, parce que QUE DALLE. Encore un peu de durée de vie artificielle.

— Le problème Robert, vu qu’il n’y a plus besoin d’instru en plastique, et qu’on s’est pas ruiné pour la playlist, c’est qu’on va gagner beaucoup moins de fric sur les ventes du jeu. Et moi j’aime ça, le fric.
— Il suffit de vivre avec son temps. Et la mode, ces temps-ci, c’est les DLC payants. On vire une partie des chansons prévues initialement dans le jeu, et on la vend sur le Playstation Store sous l’étiquette contenu inédit !
— C’est brillant, Robert.

C’est surtout une belle enculade, bande d’enfoirés.
Tout commence avec un menu ‘Boutique’, dans lequel je m’attends à trouver un magasin de fringues et d’instru pour mes musiciens, ou la possibilité d’acheter des nouveaux titres avec la recette de mes concerts, comme dans Guitar Hero quoi.

Comment ça « Il faut créer une connexion réseau pour continuer » ?

Haaaan les fumiers !
Hé oui, il fallait s’y attendre, on vous propose de ‘poursuivre l’expérience’ en achetant des nouveaux titres sur le Playstation Store, pour la modique somme de 2$. Par chanson, bah oui, faut pas déconner. Voici la liste des titres disponibles à ce jour :

* 30 Seconds to Mars – The Kill
* Belly – Feed the Tree
* Disturbed – Inside the Fire
* Lynyrd Skynyrd – Gimme Three Steps
* Muse – Hysteria
* Mute Math – Typical
* No Doubt – Just a Girl
* Oasis – Wonderwall
* Paramore – Crushcrushcrush
* Red Hot Chili Peppers – Under the Bridge
* Dixie Chicks « Sin Wagon »
* GLaDOS and Jonathan Coulton « Still Alive »
* The Pixies « Here Comes Your Man »
* R.E.M. « Losing My Religion »
* Stevie Ray Vaughan « Pride and Joy »

Et là je vois du Lynyrd Skynyrd, du Muse, du Red Hot… Et BORDEL DE MERDE, Still Alive quoi, STILL ALIVE !
C’est franchement abusé. Surtout quand on sait que la playlist de Rock Band Toutcourt compte plus de 60 chansons, et qu’ici on arrive à 56 AVEC le DLC…
Ça me dégoute.

« Mais qu’est-ce que c’est que cette coupe ? »

La ‘vraie’ boutique, elle existe quand même. On peut donc jouer tranquillement à la poupée, soyez rassurés.
Lorsque vous commencez une tournée (comprenez : débutez une carrière), un groupe aléatoire de 4 membres est créé. J’ai eu droit à Nick à la basse (quel nom ringard), Jeanette à la batterie (Jeanette…), Sarah au chant et Nicole à la guitare. Trois filles sur 4 membres, et on appelle ça du Rock ? Je plaisante.

un groupe aléatoire, comme leur talent
Vous pouvez choisir de continuer comme ça, ou tout modifier, du sexe au nom, en passant par les fringues, les coupes de cheveux et les instruments. Pour ces 3 derniers, il faudra passer à la caisse, avec l’argent récolté lors de la tournée.
Le choix est relativement large, même si la moitié reste hautement fantaisiste, comme la ‘Basse Squelette’, la ‘Basse Cerveau’ ou la ‘Basse revanche de Cthulhu’ qui sont horriblement moches et coûtent les yeux de la tête.
Vous pouvez y voir ici encore une tentative pour augmenter la durée de vie du jeu, vu le prix des articles et ce que vous gagnez pendant toute une tournée.

Et si ça ne suffisait pas, les différents agents qu’on vous propose, du style directeur marketing, ne sont au final présents que pour vous piquer des tunes. Ils sont donc complètement dispensables, et n’entravent en rien votre avancée.
Pour finir sur les techniques de fourbes, on vous propose aussi régulièrement des options au choix pour les concerts, du style ‘concert de charité’ où vous gagnez plus de fans mais ne touchez pas un rond, ou les ‘quitte ou double’ qui vous font tout perdre si vous n’obtenez pas 5 étoiles à chaque chanson. Ha ha, je me marre.

Niveau animation des persos sur scène, mouais bof. Passé le fait que ma chanteuse Sarah puisse chanter du Metal et n’importe quel autre chanson avec une voix de mâle, les musiciens ne sont pas toujours en accord avec la musique, c’est à dire qu’ils vont tous continuer de jouer même pendant un solo par exemple. Ou que la caméra va se fixer sur notre chère Jeanette qui remet son tampon en place derrière sa batterie alors que l’on est en plein solo guitare. Mais ça reste des détails, puisqu’on les regarde peu, au final.
Ah, et l’animation lors des chargements est cool, je me devais de le mentionner.

Cherchez pas, c'est du toshop
Je marche seul

Le véritable plaisir de jeu se situe dans les ‘Extras’, sous le nom peu raccoleur de ‘Mode échauffement’, qui permet de jouer avec l’instrument de son choix. Les 4 pistes sont toujours là, vous pouvez switcher comme bon vous semble, mais les séquences ont diparu, ce qui fait que vous pouvez jouer toute une chanson uniquement sur la batterie par exemple. Et c’est cool, dix fois mieux qu’une partie ‘classique’ prise de tête.
Sans surprise, c’est dans ce mode que j’ai réussi à faire péter les 5 étoiles en or sans problème sur bon nombre de chansons en expert. Le problème venait donc bien des transitions de pistes foireuses.

Mon verdict sur ce jeu : ne l’achetez pas.

Niveau jeu musical, préférez-lui Lumines (très très bon même si c’est plus un puzzle-game), Taiko no Tatsujin (même sans les accessoires, celui-ci reste très fun à jouer sur PSP), et surtout le sublime DJ Max dans le même style de jeu. Vous n’avez ici qu’une seul piste, mais c’est de l’ultra hardcore, avec 4 boutons en easy mode, jusqu’à 8 en expert. Et là ça ne rigole plus. Même malgré cette difficulté, la série des DJ Max est LA référence en jeu musical pour la PSP. Sauf qu’il est introuvable en France, et même sur certains sites d’import (c’est un jeu Coréen), il vous faudra sûrement passer par un vendeur HK sur eBay.

— Hé Jean-Jacques, ça pourrait être pas mal si les nuls ils pouvaient jouer en réseau avec leur PSP, genre chacun joue un instru différent ? Un mode multijoueur qu’ils appellent ça, je crois.
— Mais t’avais dis que les mecs qu’avaient des PSP ils avaient pas de potes ?
— Ah ouais c’est vrai. Bon bah on oublie alors.

En effet, ils ont oublié.
Mais peut-être que ça fera l’occasion de sortir un nouveau DLC payant, qui sait ?
[ajoutez ici un rire de conspirateur, comme seuls Robert ou Jean-Jacques en ont le secret.]

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2 réponses à “Pas très branché, ce groupe de Rock”

  1. #1

    BuzzerMan dit :

    J’aurais bien rigolé en lisant ta critque, bien vu tes dialogues et tes statistiques.
    Si t’achètes tous les DLC, ça fait un jeu qui te coûte au total 70€ ! Eh bien, c’est pas la crise pour tout le monde. Je me demande quand même dans quelle mesure ça marche ces DLC daubés…
    En tout cas, tu m’auras pas donné envie d’acheter une PSP, mais je pense que c’était le but ici, d’autres titres valent beaucoup plus le détour il me semble.

  2. #2

    Tsumugi aux platines | Entrequote charolaise dit :

    […] le rock, vous trouverez beaucoup de classiques, toutes les playlists des jeux comme Guitar Hero ou Rock Band ayant été ajoutées par exemple. Mais aussi du rock un peu plus hard, des titres plus […]

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