Zéro en division deux
Par Le Mamelouk
Pas de mathématiques aujourd’hui, mais un petit avis sur l’anime Code Geass – Lelouch of the Rebellion R2, un nom à rallonge pour la suite de la première série intitulée pareil mais sans le R2. Beaucoup d’images à afficher, je préviens pour les hommes de Néandertal qui auraient une connexion en bois.
Pour ceux qui n’auraient pas pigé le titre, faut chercher du côté de Georges qui a la tête dans les étoiles.
25 épisodes sortis en 2008, animés par Sunrise (design des persos par les CLAMP), qui font suite directe avec la fin de la première saison (sortie en 2006), qui nous avait laissés sur un méchant cliffhanger que même Stallone il en était vert.
Le topo initial en quelques lignes : le Japon a été envahi par le puissant empire de Britannia, le réduisant à une vulgaire colonie. Lelouch, un étudiant Britannien, se retrouve impliqué dans une attaque terroriste contre l’empire et se voit donner le Geass par la mystérieuse C.C, un pouvoir permettant d’ordonner n’imorte quoi à n’importe qui. Il va alors devenir le rebelle masqué Zero et va tenter de renverser l’empire afin de venger sa famille. Il va ainsi former les Black Knights, un groupuscule de résistant dont les armes à leur disposition sont des gros méchas et le Geass de leur leader.
La première saison s’était terminée alors que les Black Knights et Lelouch/Zero étaient bien mal en point. Mais plutôt qu’en dire plus, je vais vous faire un résumé de cette seconde saison en images (qui ne révèlera rien de l’histoire, pas d’inquiétudes).
Code Geass R2, c’est donc :
Des méchas qui font des pauses débiles.
Des gonzesses en tenue légère.
Des méchas roses pour les filles.
Des gonzesses en tenue légère.
Des méchas qui se battent avec des épées.
Des nichons, des bas et de la pizza.
Tout ça représente à peu près 80% de Code Geass, le reste n’est que stratégies foireuses, tout du moins, c’est ce qu’ils essayent de nous faire croire.![]()
Là où Death Note nous impose des mindfuck du type « Je sais qu’il sait que je sais qu’il sait », ici les ‘stratégies’ présentées comme des parties d’échecs ne valent pas grand chose avec l’ajout d’un élément perturbateur, le Geass. Et les réalisateurs ne se gênent pas pour utiliser leur bébé afin de créer des gros retournements de situations insensés ou des cliffhangers saugrenus. Quand Zéro se retrouve dans une situation désespérée, à lui faire s’arracher les cheveux pour l’effet dramatique, à la sauce tout-est-perdu-on-va-tous-mourir, ne voilà-t-il pas qu’il retrouve son flegme habituel quelques secondes plus tard pour déclarer « J’avais tout prévu ! » Ce à quoi on peut rétorquer « Alors pourquoi cette tête de psychopathe juste avant ? » Aurait-il une mémoire de poisson rouge,
lui valant d’oublier qu’il avait un soldat ennemi à sa merci dans les lignes adverses ? Non, simplement une technique pour conduire le spectateur à vénérer Lelouch à coup de « Comment il trop intelligent, il peut se sortir de n’importe quelle situation, il est trop beau je t’aime fais-moi un enfant ».
Un autre point énervant, si ce n’est risible, est le fait que les gens changent de camp comme de slip. Quasiment tous les personnages ont au moins changé de camp une fois, certains sont de vraies girouettes, nous avons droit à plusieurs traîtrises à chaque épisode, un vrai clafoutis aux cerises deloyautées. Certaines trahisons sont ‘légitimes’ car dictées par le Geass, mais pour le reste, c’est profondément absurde. Les gens combattent pour leur idéaux, mettent leur vie en jeu pour leur leader et ce qu’ils pensent être juste, [rajoutez ici un discours communiste], et cependant n’hésitent pas à trahir leurs amis et camarades après introspection et autre réfléxion qui donne à peu près ça :
— Combats à mes côtés, c’est mieux.
— Si tu le dis.
De ce fait, les deux derniers épisodes sont assez drôles par leur côté moraliste, avec les personnages qui combattent en se lançant des grands sermons, et vas-y que je te rajoute de la belle musique avec des chœurs, des larmes et des grands discours sur la sincérité et la liberté, alors qu’ils ne sont pas fichus eux-mêmes de rester fidèle à un camp plus de 4 épisodes. J’en suis même venu à supporter Zéro dans l’espoir qu’il tue tous ces blaireaux.
Et pour le côté retournement de veste, j’invoque à la barre celle qui nous avait offert de grands moments quoi le foutre (francisation personnelle de What the fuck) avec un coin de table notamment, j’ai nommé Nina !
Qui nous offre dans cette saison de nouveau un grand moment de connerie, dont je vous donne la substance :
Nina : J’ai mis au point une bombe capable de raser une ville entière.
Mec qui a le doigt sur le bouton de lancement : Non, je ne peux pas être responsable de ça.
Nina : Mais tire ! TIRE !!!
Boum.
Nina : Oh mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait, des millions de gens sont morts !
Sans. dé. con. ner.
Je passerai sur les gens qui meurent — mais en fait non ! parce que Code Geass n’a rien inventé de ce côté-là, même s’il use et abuse de ce ressort scénaristique.
Et qu’est-ce que les génériques sont nuls… Surtout ceux de la deuxième fournée, qui ne sont pas du tout dans le côté dramatique (hum) de la fin de la série. ALI PROJECT ; vous avez écouté une chanson, vous connaissez toutes les autres. Et c’est de plus en plus insupportable.
Mais alors, pourquoi ? Pourquoi ai-je regardé cette série dans son intégralité ?
Serait-ce pour avoir des réponses sur la provenance de C.C, connaître le fin mot de l’histoire ? Serait-ce parce que je suis sensible à tout ce fanservice ?
J’en ai bien peur. Je suis faible. Faible, et fan de C.C. Et de Karren. Et de Tianzi. Ouais, surtout Tianzi.
Certains surnomment cet anime Code Chiasse. Ils n’ont pas tout à fait tort.
Tags : anime, CLAMP, Code Geass, critique, Sunrise


#1
Vendredi 21 août 2009 à 13:14
Très bon résumé de la 2e saison !
#2
Vendredi 21 août 2009 à 19:22
Très mauvais résumé de la 2e saison
!
#3
Lundi 24 août 2009 à 12:00
Très résumé de la 2e saison :p !
#4
Mardi 25 août 2009 à 02:29
C’est un bon résumé de la deuxième saison qui est simplement un pamphlet de la première. C’est bien dommage, le pire étant à mon gout les retournements de situation débiles qui trahisent un manque total de sérieux dans la construction du scénar’ et surtout les enchainement de scène à la limite de l’épilepsie…
Ah voui, j’oubliais. Tu es vraiment un être faible…
#5
Mardi 25 août 2009 à 19:38
Moi en tout cas, j’adore tes commentaires sous les images !
Par contre j’ai pas compris le titre… Mais c’est pas grave, je vais chercher encore et encore !
#6
Lundi 31 août 2009 à 20:08
Complètement d’accord avec ce résumé.
Je vais dire la raison qui fait que j’ai regardé Code Geass: à chaque épisode on a droit à des séquences qui deviennent hilarante de ridicule, la palme revenant à l’introspection de Suzaku qui dure un épisode entier pour qu’il finisse par rire comme un psychopathe au fond de son cratère.
Au final c’est devenu un anime juste bon à vendre du C.C., du karen & co. En gros on se retrouve avec du fan service alors qu’on devait voir une rébellion.