Tu veux vraiment fuir mament ?

Par BuzzerMan
Jaquette

Dans la course au titre le plus pourri pour parler de S.T.A.L.K.E.R. – Clear Sky (sorti fin 2008), je pense avoir pris une bonne longueur d’avance, ça va devenir une ligne éditoriale sur ce blog.

« Bonjour à tous. Soyez les bienvenues dans notre circuit touristique « A la découverte de la Zone et de ses mystères ». Je m’appelle Svetlana et voici Viktor l’Ancien, stalker à la retraite qui nous accompagne pour ce tour. Le bus va partir, attention à la fermeture des portes blindées.
Nous traversons actuellement le marais où un conflit fait rage entre les rebelles et la faction Firmament, traduction affreuse mais fidèle de Clear Sky. Cette dernière a apparemment pris le dessus depuis qu’un rescapé d’une émission, fait assez rare pour être noté, a rejoint leur rang, ce qui nous permet d’aller plus loin. Nous entrons maintenant dans le Cordon où vous pouvez constater que nous essuyons des tirs venant de la base militaire délimitant l’entrée de la Zone.
– C’est qu’ils sont très agressifs et plutôt bien équipés les bougres ! Je vous déconseille de les approcher sous peine de voir votre pare balle devenir un gruyère.
– Tout à fait Viktor. Nous remontons vers la Décharge et nous pouvons admirer l’un des orages qui ravagent la zone et zèbre le ciel.

Foudre

La Décharge est le théâtre de la guerre qui oppose la faction du Devoir à celle de la Liberté, aujourd’hui, nous avons de la chance, les monstres ont rabattu chaque groupe dans leur base nous permettant d’aller plus loin et nous pouvons remarquer que… »
*bruit d’explosion*

« Ah ah ! On croyait pouvoir passer sur le territoire des brigands sans payer la taxe en vigueur ? Ça leur apprendra à ces touristes ! Allez les gars, on va voir s’il y a des survivants et du matériel dans cette boîte de conserve. »

Vous croyez que j’allais vous faire découvrir toute la Zone ? Eh non ! C’est à chacun de l’apprécier et tout ce qu’elle propose. À travers le scénario principal d’abord qui, même si la fin ne m’a pas fait l’effet du premier opus, est très bien fichu et nous emmène droit vers la Centrale, mais aussi avec toutes les missions annexes qui nous seront proposées par les chefs des différentes factions en présence. Elles ne sont plus générées et sont donc ainsi moins nombreuses mais plus savoureuses, on devra par exemple sauver un stalker un peu bleu parti à la chasse tout seul, retrouver tous les schémas d’améliorations d’armes et armures, répondre aux appels de détresse, trouver des artefacts pour tel ou tel marchand…

Campement

Et puis, il y a tous les à-côtés comme trouver les cachettes dont les coordonnées ont été trouvées sur un corps ou achetées à prix d’or, ça peut paraître simple mais quand elles sont coincées en haut d’un arbre ou d’un pont à moitié démoli, ça se complique… Tout ça pour trouver une meilleure arme ou vendre le tout pour améliorer ce que l’on a déjà. D’ailleurs, l’argent n’a jamais été autant le nerf de la guerre que dans cet épisode, il y a tellement de moyens d’en dépenser entre les réparations très coûteuses, les upgrades hors de prix ou le stock de medikits et de bandages à renouveler pour éviter une mort trop rapide, j’ai jamais pu me construire une fortune comme dans le premier (ce qui n’était pas à faire en plus).

Et l’ambiance… Quelle ambiance ! On se croit tranquille à se balader en courant vers la mission suivante quand tout à coup le compteur Geiger s’affole, le détecteur d’anomalie aussi et paf on tombe dans un tourbillon sans autre échappatoire que le chargement d’une sauvegarde qu’on espère pas si lointaine. Et quand on croit avoir éviter cette anomalie, c’est pour mieux tomber sur un nid de monstres qui vous sautent au cou mais qui ne résistent pas à un coup de chevrotine bien placé.

Emission

Plus tard, il est possible de rejoindre une des factions mentionnées plus haut. À partir de là, les aider à prendre et à sécuriser chaque point stratégique jusqu’au QG ennemi semble être une bonne idée. On les accompagne jusqu’au point suivant, attendant par moment les renforts avant de lancer l’assaut. Mais comme parfois l’IA – capable de balancer une grenade précisément à nos pieds à 100m alors qu’on se croyant bien planqué – a du mal à garder un point, il faut faire quelques allers et retours pour s’assurer de l’avancé générale de notre camp. N’hésitez pas : le jeu en vaut la chandelle !

On a souvent reproché à ce jeu, peu après sa sortie, de ne pas être stable, multipliant les plantages, les pertes de sauvegarde alors que les patchs censés être salvateurs se sont révélés être pires que le mal. Et bien figurez-vous qu’avec une version patchée en 1.5.10, je ne suis même pas sûr qu’il ait planté une seule fois. J’ai bien dû avoir quelques erreurs de script où des ennemis préféraient me montrer leur dos plutôt que de me tirer dessus mais rien de comparable à ce qu’on annonçait. C’est donc le moment pour en profiter !
Graphiquement, ça tue la gueule, même sur un PC relativement modeste, les textures sont fines, le design très réussi, peut-être pas assez coloré pour certains (très tatillons) mais ça colle parfaitement à l’ambiance de délabrement qui règne autour de la zone. Pour peu que vous ayez une bête assez récente et le dernier OS à la non-mode de Microsoft, appréciez au passage l’éclairage volumétrique un peu statique mais vraiment magnifique !

Parc d'enfants

Bref, un bon FPS comme on en voudrait plus souvent, exigeant, assumant ces choix de design pour améliorer l’ambiance, qui m’a fait vivre plusieurs dizaines d’heures très agréables et je n’hésiterais pas longtemps quand la suite nous arrivera quelque part en janvier.

Et si mon avis ne vous suffit pas, je ne saurai que vous conseiller celui de Rabot sous son Ombre (lien cassé, désolé) ou d’Omar Boulon magnifiquement maquetté sur CanardPC.

Coucher de soleil

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8 réponses à “Tu veux vraiment fuir mament ?”

  1. #1

    DrSnake dit :

    Yop par ici !
    Ben il n’y a pas de doutes, tu l’aimes ce jeu et ses extensions ^^. Tu ne jurais déjà que par lui ces deux dernières et tu remets ça maintenant.

    Il est vrai qu’avec le recul des différents tests et retours, il est reconnu comme un concentré de bonnes choses et d’après ce que tu nous dit, c’est le cas.

    Sinon, coté graphiques, les devs ont effectivement effectué des choix au niveau du design, qui peuvent ne pas plaire à tout le monde. Il se trouve que pour moi ce fut le cas. Comme tu l’as dit plus haut, le jeu est -hyper- détaillé. Et en fait, un peu trop (pour moi). Ça ne gâche pas la beauté du jeu, non il est beau et réaliste, mais il m’a donné mal à la tête au bout de 2~3h. Que ce soit les feuilles des arbres ou l’herbe, c’était vraiment bizarre car c’était la première fois que ça me faisait ça.

    Je ré-essaierai p-e un de ces quatre pour essayer de profiter de ce jeu (et pour te faire plaisir ^^).

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    \o/ ça me fait plaisir de lire ça ! Et si tu pouvais réessayer honnêtement, ça serait encore mieux, le premier peut se trouver à plus grand chose…

    Il y a peut-être un truc qui peut gêner particulièrement, c’est l’apparition de l’herbe qui par défaut ne se fait pas très loin mais qui peut être repoussé sur une bonne bécane (comme la tienne).
    Dans tous les cas, je peux comprendre que le style graphique rebute un peu. Je joue pas sur de très longue session en général donc peut-être qu’il me ferait mal au crâne aussi au bout d’un moment mais ça m’étonnerait…

  3. #3

    Bergil dit :

    Entre S.T.A.L.K.E.R. et moi, y’a une grande et belle histoire d’amour. A tel point qu’il sera difficile d’attendre 2010 pour jouer à Call of Prypiat…

  4. #4

    BuzzerMan dit :

    Et tu veux y jouer en russe ? Il paraît qu’il y a quelques versions qui sont sorties avec les textes en anglais…

  5. #5

    Bergil dit :

    Je suis au courant mais je ne suis tenté ni par le jeu en russe, ni par les traductions approximatives en anglais. Maintenant si une traduction française de qualité apparaît, j’achète sans hésiter.

  6. #6

    BuzzerMan dit :

    Bah écoute, si tu trouves une version et que t’en fais un article sur ton site, je te lirai avec plaisir !

  7. #7

    Ça doit venir de la puce d’eau | Entrequote charolaise dit :

    […] chose (du titre de cet article entre autres). Mais elle m’a aussi fait pensé à Bioshock ou S.T.A.L.K.E.R. par certains aspects, certains éléments de décor comme le cheval à bascule me rappelant la […]

  8. #8

    Un été très PC | Entrequote charolaise dit :

    […] du Disque-monde ; sur Stalker, pique-nique au bord du chemin, le livre qui a inspiré la série de jeux de GSC Game World du même nom ; sur 100 bullets, un comics américain très classe autant dans l’intrigue que […]

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