Purgatoire ou Salut Numérique ?

Par BuzzerMan

Il est pas joli ce logo ? Heu, non pas vraiment...

Le magasin en ligne de Sony sur PS3, c’est un peu comme le marché aux bœufs de St-Christophe-en-Brionnais : des bêtes dans tous les sens, certaines à peine attachées qui vous marchent dessus si vous ne faites pas gaffe et bien sûr de la bouse à foison… Mais quand on a l’œil ou que l’on est bien conseillé, il est possible d’y trouver sa Marguerite, de faire un beau voyage et de la transformer en un bon gros steak ! Je vous propose mes quelques bonnes expériences afin que vous évitiez de tâter n’importe quoi.

WipEout Et on commence sur les chapeaux de roues avec un titre lié à la PlayStation depuis son tout premier opus : WipEout HD développé par les anglais de Studio Liverpool. Je ne sais pas s’il est la peine de rappeler le principe de WipEout mais dans le doute, précisons que ces jeux nous emmènent dans un futur où les roues sont devenues ringardes. Du coup, on se tire la bourre avec des vaisseaux qui planent à quelques décimètres du sol et dont la maniabilité est très particulière, la direction a une certaine latence qu’il faut prendre en main pour gérer les virages au mieux. Rajouter à cela des accélérateurs sur les circuits, placés pas toujours où l’on voudrait pour optimiser son tracé, obligeant à faire des choix (ou de nombreux essais) ; ainsi que des bonus comme un turbo, des missiles ou un bouclier pour se mettre sur la gueule dans la joie et la bonne humeur et l’on obtient un titre exigeant mais ô combien agréable après quelques heures de pratique.
Voilà pour la définition de ce jeu depuis le premier épisode sur PSX sorti en 95 (oups j’ai dit une bêtise, apparemment même la Saturn et le PC ont eu droit à une version). Alors qu’apporte cette version par rapport à ses grands frères ? Et bien, c’est dans le titre : la haute définition ! Il est tout simplement magnifique. Et je ne parle pas de machins next-gen tout caca et avec des filtres moches qui imposent la même couleur partout, ouh la non ! Ici on a droit à une vraie palette plutôt vive et des graphismes très détaillés qui prennent tout leur sens sur une télé hache-dé.
WipEout HD ScreenshotDans la série WipEout, un autre point est en général particulièrement soigné : la musique et là aussi, on frôle le sans-faute. La bande son est composée majoritairement d’electro que j’ai trouvé très agréable à l’écoute, les morceaux m’ont plongé dans les courses en mettant en rythme les courbes, les tires de missiles, le franchissement des places vers la victoire… A la manière de Birdy Nam Nam, même si on n’apprécie pas particulièrement le style, on ne peux pas le trouver agaçant et on se laisse porter avec délice et vitesse, indubitablement.
De plus, le jeu peut se vanter d’avoir une durée de vie et une profondeur à faire rougir des productions vendues au prix fort ; après 14 heures au compteurs (les stats sont très complètes d’ailleurs), je n’ai pas débloqué la moitié des compétitions solo et pas encore gagné de course au plus haut niveau. D’ailleurs, c’est avec bonheur que l’on découvre un jeu difficile dans lequel même le mode Easy va donner du fil à retordre aux nouveaux joueurs (moi y compris) et j’ai pris beaucoup de plaisir à voir que j’arrivais à gagner des épreuves, au début par hasard, puis à cause des bonus et enfin… non pas grâce à mon skillz de oufzor, c’est plus rare. Mais toutefois, quand on monte la difficulté et qu’on voit que ça passe, on s’acharne et c’est payant !
Que du bonheur ce jeu, son prix est peut-être un peu élevé pour du téléchargement, mais je vous renvois au-dessus sur ce point. A noter aussi qu’il s’est vu attribuer un DLC non-foutage-de-gueule dont je ne parlerais pas puisque je me suis abstenu, et d’autres le font mieux que moi… Tiens et apparemment, il se vend en boîte avec le jeu de base, comme quoi ça sert de bloguer, on apprend plein de choses !

La course, c’est pas votre truc ? Vous préférez le contact sécurisant d’une gachette de fusil à pompe ? Balancer des missiles sur des vaisseaux, c’est bien mais massacrer des zombies c’est plus dans vos cordes ? C’est pourquoi je vous propose Left 4 Dead 2, DLC du premier opus sorti en standalone pour un prix de 30€ sur PS3 !… Mais non, blague ! Ah que j’aurais aimé écrire ça, même si, paraît-il, le jeu de VALVe mérite son prix

Ça veut dire Brûle, Zombie brûle ! Non, ne me remerciez pas, cNon, le second jeu que je vous propose, Burn, Zombie Burn! de doublesix, vogue lui-aussi sur la mode zombie, qui ressemble plus à un tsunami maintenant (si vous êtes déjà écœuré, passez directement à la suite, je comprendrais), mais prend le parti du shoot vu de dessus. On se retrouve dans des niveaux fermés (mais soignés) où des vagues de deux-fois-nés sortent du sol et vous courent après pour vous dévorer le cerveau, en ligne droite de préférence (c’est peut-être un détail pour vous, mais pour le gars qui a fait le path-finding, ça veut dire beaucoup) (que de parenthèses en quelques lignes… Boarf, tant que ça compile !). Heureusement, tout un arsenal va aussi apparaître pour combattre ces forces démoniaques, allant de l’uzi (sans akimbo, snif…) à la gatling démesurée en passant pas la batte de cricket ou à la tondeuse à gazon. Les plus perspicaces auront noté la référence à Braindead, il y en a sûrement d’autres mais mes connaissances en film de genre ne sont pas très étendues.
Burn, Zombie Burn! ScreenshotLe principe du jeu est de survivre le plus longtemps possible avec 3 vies (snif, snif) dans des arènes en faisant le plus gros score possible (hum, ça sent l’oldschool). Pour cela, en plus des armes, le héros a une torche pour enflammer les monstres sachant que plus il y en a en feu, plus l’on gagne de points quand on en tue un ; facile d’imaginer alors que l’on se retrouve vite avec une meute assoiffée de cerveaux au derrière tandis qu’on canarde ceux qui nous bloquent le passage. Inutile de dire que ça devient vite assez difficile, les zombies étant de plus en plus nombreux, rapides et aggressifs en fonction de leur type ; qu’on perd souvent et qu’on recommence pour battre son reccord, débloquer le niveau suivant et, pourquoi pas, décrocher une médaille d’or, seule récompense des plus acharnés, comme aux JO quoi.
Autant, je n’ai pas grand chose à reprocher à WipEout ; autant ici, tout n’est pas parfait : le level design est globalement satisfaisant mais j’ai buté trop souvent sur des tombes dans le niveau du cimetière ou des petites barricades dans la banlieue pour ne pas le mentionner, du coup on se fait encercler et tuer bêtement alors que ça devait passer, punaise ! La bande son est honnête mais les musiques, avec leur mélange de guitares bien baveuses et de notes sorties de nulle part, ne plairont pas à tous et risquent d’être coupées assez vite. Le mode deux joueurs, sur lequel je basais beaucoup d’espoir, est en écran splitté alors que les arènes, de par leur taille, auraient parfaitement pu profiter d’une seule caméra, d’autant plus qu’il vaut mieux se serrer les coudes…
Bref, ce n’est pas parfait mais c’est pas cher du tout et j’y ai passé de très bon moment, je vous le conseille chaudement ! D’ailleurs, j’en ai entendu parler par l’un des chroniqueurs de l’émission Silence, on joue qui au passage est très agréable.

Flower Le dernier titre que je voudrais présenter est celui qui va m’être le plus dur à aborder puisqu’il s’agit de Flower. Commençons par des broutilles : il a été présent dans le top 5 des jeux de l’année passée dans le podcast cité ci-dessus et dans celui de Gameblog (ça fait des points, mais on est d’accord, ça ne fait pas tout). Poursuivons en précisant que thatgamecompany, le développeur à l’origine de cette pépite, est responsable de fl0w, critique aquatique du capitalisme sauvage à travers des thèmes aussi variés que manger ou être mangé (ou un truc dans le genre). Servi par une bande son délicate et laissant rêveur, on s’y ballade sans but précis, sans score à atteindre. Bref une originalité à découvrir dans le monde surpeuplé des jeux en flash.
Si je m’étends sur son prédécesseur, c’est qu’on en retrouve certains aspects dans Flower, en plus d’une référence très claire, certes un peu cachée…
Flower ScreenshotLà, vous me voyez très embêter puisqu’en général, quand je veux faire découvrir ce jeu à quelqu’un, je le lance, lui colle la manette dans les mains et observe ce qui se passe en ne me permettant que de très rares commentaires. C’est sûrement un peu déconcertant pour mes cobayes (qui peuvent témoigner ici) mais le premier écran du jeu où l’on nous montre les sens dans lesquels tourner la manette pour interagir avec le jeu est largement suffisant pour apprécier le jeu. Au passage, notez qu’il exploite à merveille la capacité Sisaxis de la PS3, j’ai même été étonné de préférer son maniement à celui de la Wiimote. Lors de ma seule partie de Mario Kart avec l’horripilant volant made in Big N, j’ai eu l’impression que cette dernière a tendance à décrocher lorsque l’on fait un geste trop ample ; avec sa concurrente (enfin si on veut…) rien de tout ça dans mes mains.
Après cet intermède technique, j’aimerais préciser qu’une très grande partie du plaisir que l’on prend sur ce jeu résulte de la découverte, ou plutôt des découvertes  : celle du gameplay, celle de comprendre ce qu’il faut faire, chercher le but, la direction, apprécier les paysage, dépasser cette barrière, découvrir ce qui se passe quand on pénètre dans tel cercle de pierres… C’est pour ça qu’il est si délicat d’en décrire plus. Je peux tout de même vous faire part de mes impressions manette en mains : j’ai tout simplement été subjugé par le jeu, me prennant complètement dedans mais je me suis arrêté entre chaque niveau pour mieux profiter du jeu.
Je ne vais pas en dire plus finalement, je ne finis pas de me triturer la cervelle pour ne pas trop en dire, je crois que la meilleure solution est de préciser que c’est un incontournable de cette console qui ne coûte que 8€, ce serait bête de se priver !

Et bonne année, tout ça…

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3 réponses à “Purgatoire ou Salut Numérique ?”

  1. #1

    Hnit dit :

    Y’a Super Stardust HD qui à l’air bien aussi. Si le jeu est à la hauteur de la version Amiga (attention la barre est haute coté graphisme et musiques, oui oui 🙂 ), ca peut valoir le coup.

    ( oué pi bonne année ;p )

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    La barre est un peu trop haute pour moi, je préfère m’abstenir…

  3. #3

    Des Geeks et des lettres dit :

    C’est vrai que ce genre de jeu où il faut réfléchir me plairait… si seulement j’avais une console. Bon je sors. Merci pour l’article !

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