Der Apokalyptische Reiter

Par BuzzerMan
Titre

Veuillez excuser ce titre quelque peu obscur mais il me semble approprié de commencer un article où l’on va parler du plus guerrier des Cavaliers de l’Apocalypse par quelque chose d’assez… et bien obscur ! Je voudrais en effet gloser de Darksiders, un jeu de Vigil Games, sorti sur PC en septembre 2010 (plus tôt sur console), chopé à pas cher lors des soldes de Noël et qui m’a occupé quelques agréables heures de plaisir vidéo-ludique.

WarJe ne vais pas m’étendre trop sur le scénario qui mériterait presque que je perde ma manie de jouer en anglais, tout ça pour avoir des doublages corrects, au dépend de la compréhension des dits doublages. J’ai toutefois retenu que l’Equilibre entre le Paradis et l’Enfer a été rompu et que les deux partis ont joyeusement décidé de se mettre sur la gueule sur Terre, qui avait jusque-là été épargnée. Dans ce bazar, on incarne War, rien de moins que l’un des Cavaliers de l’Apocalypse. On commence le jeu au milieu du conflit ayant pour cadre une grande ville de notre époque, ne sachant pour qui prendre parti et donc cognant sur les deux camps. Jusqu’à tomber sur un plus gros morceau bien décidé à nous expédier six pieds sous Terre, et qui réussit…
Un lézard retordOn se réveille un peu plus tard devant les Anciens, qui nous missionnent de rétablir l’Equilibre, rien que ça. Cette quête nous amène à rendre service à certains membres d’un bord ou de l’autre dont les motivations ne sont pas forcément très claires. Mais c’est surtout l’occasion de s’en donner à cœur joie contre un nombre assez incalculable de démons et d’anges qui se mettrons entre notre objectif et nous.

Faire de l'oeil

Darksiders est donc un beat’em all mais pas que. La progression à travers le jeu se fait grâce à l’attirail et aux capacités offerts à War, allant de la possibilité de planer au début du jeu à celle d’invoquer un furieux canasson. Et plus on a de moyen d’avancer, plus les niveaux seront l’occasion de nous creuser les méninges sur la façon d’atteindre tel passage hors de portée.
The GrieverOn se creusera aussi légèrement la tête sur les tactiques à adopter pour les boss que l’on rencontre, bien qu’on se contente principalement de leur mettre des grands coups d’épée directement dans la gueule. J’ai découvert assez tard dans le jeu que l’on pouvait parer les attaques, pour oublier de m’en servir par la suite… War porte bien son nom : il mène la guerre et frappe donc le premier. Mais on a aussi intérêt à jouer plus en finesse, à profiter des combos plus lent qui font valser notre guerrier tout en mettant à mort ses ennemis ; j’en profite pour souligner le travail qui a été fait sur les animations crédibles et qui s’enchaînent bien, du bon boulot.

Arbre et immeuble

Les environnements changent agréablement de ce qu’on peut voir dans d’autres beat’em all. Une guerre vient de déferler sur Terre comme rarement, on découvre donc des villes complètement dévastées, où la nature a partiellement repris ses droits. C’est l’occasion pour les graphistes de se laisser aller sur les décors mêlant ruines, racines, branches et tentacules figés issus des forces démoniaques, option art déco. J’ai trouvé l’ensemble relativement inspiré, les montres manquent peut-être un peu de classe et de fantaisie par rapport aux êtres décimés par Bayonetta mais ce serait vraiment bouder notre plaisir que d’émettre des reproches sur ce point. La diversité est là, et c’est déjà pas mal !

DécorsTechniquement, le jeu n’est pas particulièrement moche, mais n’est pas joli pour autant. Ça sent le portage console qui date un peu, l’éclairage est statique au possible, les ombres sont par moment très crénelées (surtout au loin) ; dans le même genre, j’ai senti Bayonetta (oui encore) bien plus maîtrisé visuellement. Par contre, un point où ce dernier pèche un peu mais où Darksiders fait un sans faute concerne les chargements. Une fois la partie engagée, on peut parcourir presque tout le jeu sans attendre, tant que l’on ne revient pas sur ses pas…

J’oublie sans doute des points sur lesquels je pensais revenir en jouant (comme les gerbes de sang pas encore très au point). En tout cas, j’ai passé une petite vingtaine d’heures très sympathique, mêlant agréablement étripages à la chaîne et énigmes très légères. Ça n’est pas non plus le jeu du siècle mais il tient en haleine, assez pour le terminer et même pour attendre la suite introduite par une fin on-ne-peut-plus-explicite quant à son existence.

Les passages dimensionnels

Et pour voir les quelques captures non retaillées, on remercie Steam et sa fonctions screenshot !

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2 réponses à “Der Apokalyptische Reiter”

  1. #1

    segle dit :

    J’y ai joué (et l’ai terminé) plusieurs fois sur PS3, et au-dessus du mode normal, se passer des parades/contre-attaques est impossible. De même pour le bourrinage sans réfléchir, qui passe déjà pas en normal dès que tu avances un peu.

  2. #2

    BuzzerMan dit :

    Ah je pense que ça vaut vraiment le coup que je le refasse dans cette difficulté, voir de le commencer directement au maximum si on aime un peu le challenge.
    Par contre, il me semble pas qu’on puisse passer en normal en jeu…

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